dimanche 7 août 2016

Boogie Man, Boogie Man, Boogie...

Boogie Man, le 4e titre de l'album Ballbreaker paru en septembre 1995. Produit par Rick Rubin qui avait déjà collaboré avec le groupe en 1993 sur le titre Big Gun pour la BO du film "Last Action Hero". Un putain de disque qui marque non seulement le retour du batteur Phil Rudd douze ans après son éviction pendant l'enregistrement de Flick of the Switch mais aussi celui du son blues rock des débuts d'AC/DC.

Un fabuleux morceau, gras et entêtant, comme en avait pas entendu depuis quelques lunes sur un album du groupe. Brian Johnson en y utilisant des nuances vocales variées y est tout bonnement impérial, dès l'intro, jouissive. Et personne n'a oublié les fantastiques versions live de "Boogie Man", tout au long du "Ballbreaker Tour", morceau durant lequel Angus s'effeuillait devant un public conquis, en nous gratifiant de solos lumineux. 

Mais il n'y a pas de hasard, le "Boogie Man" d'AC/DC est une grande chanson, digne héritière d'autres titres homonymes (ou presque) et dans des registres différents : le blues de Freddie King (1973), le rhythm and blues des Jackson Five (1973 encore), le funk endiablé de KC & The Sunshine Band "I'm your Boogie Man" (1977) et l'instrumental d'Aerosmith qui ponctue de manière magistrale le non moins fantastique album "Get A Grip" (1993). 

Redoutable "croque mitaine", qui au détour d'un disque vous surprend pour ne plus vous lâcher, à l'instar de son imparable cousin orthographique "Boogeyman" de Motorhead (1987). Toujours du  pur plaisir pour les oreilles, et même pas peur...




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